WWW . produits nature . com

Avec la Cacarinette ...
Toutes l'Actu, en 1 seul clic !
savon d alep, savon noir, savon de marseille, savon bio, huile essentielle, pierre d alun, beurre de karité, cosmétiques naturels
Les Bons Plans du Net : Voyages CoVoiturage Rencontre    





L'actualité en continu ...
OGM
Environnement
Développement Durable
Ecologie
Associations
Médias
Horoscope
Météo
Santé
Informatique
Programme TV
 
 
Forum, New's, Blog



Contact


Enerzine.com - les dernières brèves

Suntech : la technologie Pluto atteint un rendement de 20,3%

Suntech : la technologie Pluto atteint un rendement de 20,3%Le 1er fabricant mondial de cellules solaires chinois, Suntech Power, a annoncé lundi que sa technologie Pluto, avait atteint un nouveau record, avec un niveau de rendement de 20,3 % pour les cellules produites avec des wafers en silicium standards.

La technologie Pluto a été développée par les équipes de recherche et développement de Suntech, en collaboration avec l'Université de Nouvelle-Galles du Sud.

"Cette percée technologique est une nouvelle étape cruciale dans notre quête d'amélioration constante du niveau de rendement de nos cellules. Ce niveau de rendement doit permettre à terme de proposer une véritable alternative aux énergies fossiles" a déclaré Dr Stuart Wenham, Directeur de la technologie chez Suntech, et Directeur de la School of Photovoltaic and Renewable Energy Engineering (SPREE) à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud.

De son côté, l'Institut de Recherche de l'Energie Solaire de Singapour a confirmé le rendement de 20,3% des cellules Pluto. Il s'agit là d'une avancée significative par rapport aux premières générations de cellules, qui atteignaient un rendement de 19,6%. Avec une optimisation plus poussée, le rendement de la cellule de technologie Pluto devrait atteindre 21 % dans les 6 à 12 mois prochains.

L'une des améliorations clé de la technologie Pluto repose sur l'intégration, dans le procédé de fabrication classique des cellules, des caractéristiques des cellules PERL à haut rendement. La fabrication des cellules Pluto implique une étape dite « de passivation » qui a pour finalité d'optimiser les contacts en face arrière de la cellule. La méthode de fabrication des cellules a également été modifiée, de façon à diminuer le recours aux hautes températures, rendant ainsi possible l'application de ce processus, visant à augmenter le rendement des cellules, aux wafers les plus communément utilisés.

Suntech : la technologie Pluto atteint un rendement de 20,3%

[ Cliquez sur l'image pour zoomer ]

Fort du succès de la technologie améliorée des cellules Pluto en laboratoire, Suntech indique se concentrer maintenant sur sa commercialisation. Il apparaît donc que cette technologie sera bientôt intégrée dans de nouveaux modèles de panneaux solaires.

Ce nouveau record pour des cellules solaires en silicium cristallin suit l'annonce récente d'une équipe de chercheurs de l'Université de Technologie de Swinburne (Australie) et de Suntech, à propos du développement de cellules solaires nanoplasmoniques ayant le plus haut niveau de rendement.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Construction d'une grande centrale solaire à Kyoto (4,2 MWc)

Construction d'une grande centrale solaire à Kyoto (4,2 MWc)Le groupe nippon Kyocera en association avec SB Energy - filiale du groupe Softbank, spécialisée en énergies renouvelables, a annoncé avoir été sélectionné par la ville de Kyoto pour la construction et l'exploitation communes d'une centrale solaire générant 4,2 MWc.

Dans le but de soutenir Kyoto sur la voie de l'indépendance dans le secteur énergétique, le groupe Kyocera fournira les modules solaires, se chargera du design système et de l’approvisionnement en matériel et dirigera également les travaux de construction de ce mégaprojet solaire.

Environ 17 000 modules solaires développant un rendement total de 4,2 MWc seront installés sur 2 sites à Fushimi-ku (Kyoto City). Il sera ainsi possible de produire suffisamment d'électricité renouvelable pour environ 1.000 foyers en énergie*.

SB Energy quant à lui se chargera de l'exploitation de la grande centrale. Le but est de mettre le nouveau système en service avant l'entrée en vigueur d'un nouveau tarif d'alimentation au Japon, le 01 juillet 2012.

Cette installation fera appel à des modules dotés des châssis brevetés antipoussière de Kyocera. La conception spécifique des châssis de modules font que, ni l'eau, ni les poussières ne peuvent s'accumuler à la surface : l'eau de pluie dissout les particules pour être ensuite évacuée par des rigoles de drainage, situées dans les châssis. Ce système permet donc d'empêcher une accumulation de saletés sur la surface en verre, ce qui affecterait bien évidemment la performance des modules.

Ces modules solaires ne sont actuellement disponibles que sur le marché japonais.

* Se base sur une consommation moyenne de 4,193 kWh par foyer.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Energie solaire : naissance d'un Institut d'excellence français !

Energie solaire : naissance d'un Institut d'excellence français !C'est officiel, l'Institut Photovoltaïque d'Ile-de-France (IPVF), projet sélectionné par la Commission des Investissements d'Avenir au titre des Instituts d'Excellence en Énergie Décarbonée (IEED) a été créé.

L'annonce a été faîte conjointement mardi par EDF et Total, le CNRS et l'Ecole polytechnique, associés à Air Liquide, Horiba Jobin Yvon et Riber.

L'IPVF deviendra l'un des cinq plus grands centres de recherche mondiaux sur les dispositifs solaires photovoltaïques de nouvelle génération. Il sera basé sur le campus de Paris Saclay, pôle d'excellence français de la recherche scientifique et regroupera à terme près de 180 chercheurs, enseignants et étudiants. Il sera également un élément moteur dans le cadre des politiques nationale et européenne de développement des énergies renouvelables.

Au sein de cette structure, les partenaires mèneront en commun des activités de recherche et développement en vue d'améliorer les performances et la compétitivité des cellules et des modules photovoltaïques existants et de développer de nouvelles technologies couches minces et concepts avancés.

L'IPVF mettra à la fois l'accent sur l'enseignement et la formation de spécialistes de haut niveau et le développement de nombreux partenariats avec les autres pôles de recherche du plateau de Saclay, les grands industriels mondiaux du secteur solaire et les PME-PMI d'Ile-de-France.

Des entreprises ? équipementiers, fournisseurs ou acteurs intégrés de l'industrie photovoltaïque ? ont déjà annoncé leur intention de s'associer à l'IPVF en apportant un soutien technique et humain aux activités de recherche ou d'enseignement de l'Institut.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Nucléaire : Areva s'appuie sur son programme Safety Alliance

Nucléaire : Areva s'appuie sur son programme Safety AllianceAvec son programme Safety Alliance, le géant du nucléaire français, Areva, entend bien apporter des solutions aux électriciens pour démontrer la sûreté de leurs centrales et moderniser leurs parcs nucléaires : "plus de 30 projets issus de ce programme ont été lancés dans 11 pays."

Areva propose dans le cadre de ce programme une gamme de produits, de services et de solutions qui répondent plus particulièrement aux 3 principaux impératifs actuels que sont la résistance aux risques externes, la fiabilité de la chaîne de refroidissement, et la prévention des conséquences sur l'environnement.

"Grâce à sa présence internationale et à ses ressources en ingénierie sur tous les continents, Areva a travaillé en étroite collaboration avec les électriciens et les a soutenus dans leurs évaluations de sûreté tout au long de l'année qui vient de s’écouler", a déclaré Ruben Lazo, Directeur Général Adjoint d'Areva en charge du Commercial. "Cette relation de travail privilégiée, combinée à notre expérience unique en tant qu'exploitant de nos propres installations nucléaires, nous a conduit à élaborer le progamme Safety Alliance. Ce programme a pour vocation de fournir à nos clients une grille d’analyse des problématiques liées à la sûreté et de proposer les solutions pour y répondre", a-t-il ajouté.

De nombreux électriciens ont déjà bénéficié de ces améliorations, affirme Areva.

Le dernier exemple en date est le contrat attribué à Areva, fin janvier, pour la fourniture du système de ventilation filtrée de l'enceinte de confinement (Filtered Containment Venting Systems - FCVS) de la centrale nucléaire de Cernavoda en Roumanie : "Le FCVS est un système qui assure l'intégrité du bâtiment réacteur en empêchant l'accumulation d'une pression excessive dans l’enceinte de confinement et ce, afin d’éviter tout impact sur l’environnement et les populations. Le système, adapté à tous types de réacteurs, est déjà installé dans 50 centrales nucléaires dans le monde et sa conception compacte et modulaire permet une mise en place simple et rapide dans les centrales existantes."

L'offre Safety Alliance comprend notamment : des analyses de résistance aux risques externes, la réévaluation des marges de sûreté, des solutions de protection contre les inondations, des sources d’alimentation électrique alternatives, un raccordement renforcé au réseau électrique, des joints hydrodynamiques pour les pompes du circuit primaire, des recombineurs auto-catalytiques passifs, des systèmes d'échantillonnage post-accidentels et de surveillance des installations, le recyclage des combustibles usés ou encore l’entreposage à sec intérimaire, mais aussi des formations ainsi que des simulateurs nucléaires.

La plupart de ces produits et services conçus par Areva ont déjà été installés et mis en ?uvre dans "des centaines de centrales nucléaires à travers le monde" :


- Les ensembles diesels sont installés dans plus de 25% du parc nucléaire mondial et dans tous types de centrales. Ces systèmes sont censés renforcent la fiabilité de la chaîne de refroidissement des centrales.


- Les recombineurs auto-catalytiques passifs sont installés dans plus de 100 centrales nucléaires dans 17 pays. Ces systèmes passifs doivent empêcher toute explosion d'hydrogène au sein de l'enceinte de confinement, et ce même en cas d'accidents graves, afin de préserver l'intégrité du bâtiment réacteur et de prévenir tout impact sur l'environnement.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Quat'ode : un véhicule léger électrique et inclinable

Quat'ode : un véhicule léger électrique et inclinablePlusieurs modèles de véhicules décarbonés innovants sont aujourd'hui prêts pour une industrialisation et en ce sens, l'ADEME, a organisé vendredi 9 mars à Paris des tests grandeur nature de ces prototypes.

L'un des projets baptisé QUAT'ODE est piloté par Véléance en partenariat avec le bureau d'études Car&D et financé par le Fonds démonstrateur de recherche de l'ADEME à hauteur de 157 000 euros sur un budget total de 240 000 euros.[BRK1]

En ville, à proximité des voies de circulation, les véhicules à moteur thermique sont les principaux émetteurs de polluants atmosphériques comme les particules fines et les oxydes d’azote, dont les impacts sur la santé sont aujourd’hui avérés. Les véhicules émettent également des gaz à effet de serre, comme le CO2, qui ont un impact sur le changement climatique. Afin de contribuer à limiter ces effets, Véléance a développé Quat’Ode, un véhicule électrique destiné aux petites livraisons urbaines.

En France, on estime qu’un parc de 2 millions de voitures électriques effectuant des trajets journaliers moyens de +/- 30 km avec une consommation d’électricité de 200 Wh/km par véhicule représenterait 1 % de la consommation totale annuelle d'électricité. Par comparaison, la consommation des appareils électriques et électroniques en absorbe 12 %.

A contrario rouler avec un véhicule électrique permet de recourir à une charge de nuit utilisant l’électricité produite de nuit laquelle est largement sous-exploitée actuellement. Les projets de "Smart Grids" sont également porteurs de solutions pour l'avenir. Cela consistera notamment à utiliser les batteries des véhicules électriques comme "réserve d'énergie" utilisables en complément d'un réseau particulièrement sollicité (soirées d'hiver par exemple).

Dans le prolongement du Tri’Ode, un trois-roues à charge maximale de 70 kg produit en série en 2012, Véléance a développé Quat’Ode, un quatre-roues léger pouvant transporter 100 kg de charge.

Destiné aux petites livraisons urbaines (messagerie, colis, traiteur, dépannage...), Quat’Ode s’adapte aux besoins du e-commerce et du commerce de centre-ville, ainsi qu’aux déplacements sur sites industriels.

Son faible encombrement (0,8 m x 2 m) facilite sa conduite en ville et permet de le garer sur un emplacement de deux-roues. Une architecture pendulaire complétée d’un contrôleur d’inclinaison embarqué, lui permet de s’incliner dans les virages jusqu’à 35 degrés sans aucun risque de basculement.

Quat'ode : un véhicule léger électrique et inclinable

L'enjeu de sécurité sur un véhicule étroit

Doté d'une géométrie de direction et de suspension spécifique, le Quat’Ode est un véhicule à voie étroite (largeur 80 cm) que le pilote peut incliner dans les virages comme un deux-roues.

Pour assurer la sécurité dans les situations de déséquilibre, un calculateur amortit et bloque l’inclinaison du Quat’Ode par un dispositif hydraulique pendant un court instant, suffisant pour permettre à l’utilisateur de reprendre le contrôle de sa trajectoire.

La fabrication en série du QUAT'ODE est prévue au début 2013.[BRK2]

blank
Date de publication :
14/03/2012

Gaz de schiste : ExxonMobil réclame plus de transparence en Europe

Gaz de schiste : ExxonMobil pousse à plus de transparence en EuropeDans l'objectif de mieux informer les communautés, les responsables politiques et les organismes de régulation sur les technologies de développement du gaz naturel, Exxon Mobil a lancé lundi un appel pour que l'Europe adopte un programme de communication systématique de la composition des fluides de fracturation hydraulique.

"Le gaz naturel extrait du schiste est extrêmement prometteur dans de nombreux endroits d'Europe en raison de sa plus faible intensité en carbone et de son adaptabilité pour la production d'électricité, mais nous souhaitons que les responsables politiques et le public en général aient l'assurance qu'il peut être produit de manière sûre et responsable", a indiqué Rex W. Tillerson, PDG d'Exxon Mobil Corporation, lors d'un discours d'inauguration du CERAWeek 2012.

Il y a plus de deux ans, ExxonMobil avait affiché son engagement envers la communication de la composition des fluides de fracturation hydraulique en travaillant avec les organismes de régulation officiels des États-Unis, pour aider à la création du site Web FracFocus, un registre en ligne où les sociétés soumettent des données sur les produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique des puits de pétrole et de gaz naturel. Le site est géré par le biais d'un partenariat avec le Conseil pour la protection des eaux souterraines (Ground Water Protection Council) et l'Interstate Oil and Gas Compact Commission. ExxonMobil propose qu'une initiative similaire soit développée en Europe.

"ExxonMobil est persuadé qu'un programme complet de communication permettrait aux citoyens et aux communautés d'apprécier cette technologie à partir d'une solide base de données factuelles. Nous sommes convaincus que cela aboutira à une discussion ouverte sur la protection de l'environnement, la gestion des risques et sur les avantages potentiels du développement des hydrocarbures de schiste en Europe", a déclaré M. Tillerson.

Au moment où le développement du gaz naturel de schiste en est à ses balbutiements en Europe, ses partisans affirment que cette ressource possède "le potentiel requis pour jouer un rôle significatif dans le mix énergétique de l'Europe lors des prochaines décennies". Et de se justifier : "le gaz naturel a une plus faible intensité en carbone que d'autres combustibles fossiles et ses émissions de dioxyde de carbone sont jusqu'à 60 % plus faibles que celles du charbon utilisé pour la production d'électricité."

Le PDG d'Exxon a expliqué que la base FracFocus aux États-Unis permettait aux communautés et aux responsables politiques situés dans la zone d'un site de forage potentiel de connaître et comprendre "les composants des fluides de fracturation" et de reconnaître que "la majorité des ingrédients sont inoffensifs" et "déjà largement utilisés dans de nombreuses autres applications, notamment dans des biens de consommation courante."

"En rendant public la composition spécifique de la petite quantité d'adjuvants chimiques mélangés à l'eau et au sable pour la fracturation hydraulique", M. Tillerson a affirmé que les entreprises fournissaient des informations importantes aux personnes intéressées par le développement du schiste.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Total va créer un projet intégré de raffinage-pétrochimie en Chine

Total va créer un projet intégré de raffinage-pétrochimie en ChineLe pétrolier Total a signé mardi un protocole d'accord avec Kuwait Petroleum International (KPI) et Petrochemicals Industries Company (PIC), filiales de Kuwait Petroleum Corporation, en vue d'une prise de participation dans le projet de Zhanjiang en Chine.

Ce projet consiste à développer, en partenariat avec Sinopec, une plateforme comprenant une raffinerie de grande taille, d'une capacité de production de 300.000 barils par jour, intégrée avec un complexe pétrochimique, ainsi que des activités de marketing.

Selon Total, la plateforme de raffinage-pétrochimie, qui traitera du brut koweitien, fournira des produits raffinés et des bases pétrochimiques de très haute qualité.

"KPC est satisfait de voir sa collaboration avec Total se renforcer", a déclaré Farouk Al Zanki, PDG de KPC. "Fort de sa longue expérience dans l'aval pétrolier en Chine et de son savoir-faire en matière de raffinage-pétrochimie, Total contribuera à valoriser ce projet en Chine. De plus, Total et KPC poursuivent des objectifs stratégiques très similaires dans la province chinoise du Guangdong", a-t-il ajouté.

"Total se félicite d'avoir été choisi en tant que partenaire de choix par Kuwait Petroleum Corporation pour prendre part à ce projet de développement d'une plateforme de raffinage-pétrochimie particulièrement performante, conduit avec Sinopec en Chine. Ce protocole d'accord constitue la base d'un partenariat industriel à long terme avec KPC", a déclaré Christophe de Margerie, PDG de Total. "Ce projet s'inscrit dans notre stratégie de développement sur les marchés en croissance en s'appuyant sur quelques plateformes intégrées et hautement compétitives", a-t-il conclu.

Accord entre les parties :


Le protocole d'accord signé par KPI, PIC et Total donnera naissance à un consortium, qui devrait devenir partenaire de deux joint-ventures avec Sinopec. Cet accord définit les grandes lignes de l'alliance qui va être mise en place entre KPI, PIC et Total pour mener à bien le développement du projet avec Sinopec.

KPI est la branche internationale Raffinage et Marketing de Kuwait Petroleum Corporation.
PIC est la branche Pétrochimie de Kuwait Petroleum Corporation.

blank
Date de publication :
14/03/2012

L'évolution du climat aura des conséquences sur la ressource en eau

L'évolution du climat aura des conséquences la ressource en eauLe 6ème Forum mondial de l'eau qui se déroule actuellement à Marseille demeure une occasion unique pour les représentants des gouvernements comme pour les élus locaux de dialoguer et de se mobiliser sur les défis de l'eau et de l'assainissement dans le monde.

L'un des objectifs de ce forum consiste également à mieux comprendre les impacts du changement climatique dans la gestion de la ressource en eau.[BRK1]

Aggravation et multiplication des tempêtes, progression des zones désertiques et plus largement soumises au stress hydrique, fonte de la banquise et des glaciers… le changement climatique constitue sans doute le principal défi écologique pour l'homme.

L'évolution du climat aura des conséquences sur la gestion et la disponibilité de la ressource en eau :


Les efforts d’adaptation à mener, en particulier dans les pays les plus vulnérables au changement climatique, souvent les plus démunis, devront d’emblée intégrer une gestion économe de l’eau. La demande en eau douce a été multipliée par 9 au cours du 20ème siècle. 70 grands fleuves internationaux n’atteignent plus leur embouchure et de nombreuses nappes continentales baissent constamment. Les projections à 2050 montrent un accroissement fulgurant de la demande en eau douce (+55%), menaçant la sécurité sanitaire, alimentaire et énergétique des populations, dont 60% seraient alors en « stress hydrique* ».

Par ailleurs, le secteur de l'eau, gros consommateur d'énergie, peut participer aux efforts de la communauté internationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La prise en compte des interactions entre eau et climat doit donc être renforcée à tous les niveaux, principalement au travers des politiques de lutte et d'adaptation au changement climatique.

La France propose ainsi un accès pour les pays les plus vulnérables et les plus démunis au « fonds vert** » pour financer leur politique de l'eau. Elle espère aussi un renforcement des passerelles entre experts de l'eau et spécialistes du changement climatique soit par l'intégration de ces experts au sein du GIEC, en particulier dans le groupe traitant des impacts et de l’adaptation au changement climatique, soit par la création d'une « plateforme d'échange » entre scientifiques du climat et gestionnaires de l'eau.

La situation de la France :

Entre 1999 et 2009, la France a diminué ses prélèvements d’eau alors que dans le même temps la population française a augmenté de 7 %.

Évolution des prélèvements d’eau par secteur de 1999 à 2009 :


• Les prélèvements pour la production d’eau potable ont baissé de 6 % depuis 2005. La réduction des fuites des réseaux publics et les changements de comportement des consommateurs compensent largement l’augmentation démographique et la croissance économique.

• Les prélèvements liés aux activités industrielles françaises ont diminué de 20 % depuis 1999.

• Pour l’énergie, à champ constant de centrales nucléaires prises en compte, les prélèvements liés à leur refroidissement sont plutôt stables. Les prélèvements opérés pour le refroidissement des centrales sont liés aux contraintes d’exploitation mais aussi aux conditions climatiques. Ainsi, les épisodes de sécheresse et de forte chaleur des années 2003 et 2005 ont conduit à augmenter les prélèvements pour maintenir la production.

• Les prélèvements pour l’irrigation déclinent après 2006, avant d’enregistrer une nouvelle hausse en 2009, sans atteindre toutefois le niveau du début des années 2000.

Cette baisse est surtout observée en eau de surface, les prélèvements n’ayant pas diminué dans les nappes. Les volumes prélevés sont liés à la pluviométrie, à l’image de 2003, où la
sécheresse a entraîné une hausse ponctuelle des prélèvements, ou dans une moindre mesure, de 2009.

• Le plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), présenté par le gouvernement en juillet 2011, a également pour objectif d’économiser et d’optimiser l’utilisation de l’eau. On estime à 2 milliards de m3 par an le déficit à l’horizon 2050 pour satisfaire les besoins, en considérant une stabilité de la demande. Le plan prévoit donc un ensemble de mesures pour économiser 20 % d’eau prélevée en 2020, à travers l’action des Agences de l’eau, des programmes de détection et réduction des fuites dans le réseau et d’aide à la récupération des eaux de pluie ou des eaux usées


* Source OCDE.
** L'instrument du Fonds vert a été adopté par la conférence des Parties à la Convention-climat à Durban fin 2011. Sa création répond à une demande forte des pays en développement qui souhaitaient la mise en place d’un fonds qui financerait à grande échelle la transition des pays en développement vers un modèle de développement sobre en carbone et résilient au changement climatique.
[BRK2]

blank
Date de publication :
14/03/2012

Véhicules électriques : il faut changer de paradigme...

Véhicules électriques : il faut changer de paradigme...Depuis des décennies, l'économie de marché oriente le quotidien de millions de consommateurs à travers le monde.

Les raisons qui font le succès d'un produit sont souvent nombreuses mais il y en a toujours une qui occupe une place de choix : le prix. Même dans le secteur automobile où l'irrationalité continue d'être très (trop ?) présente.

Dans l'industrie automobile comme dans beaucoup d'autres, une nouvelle technologie s'impose par rapport à une technologie plus ancienne uniquement le jour où celle-ci devient rentable et accessible au plus grand nombre, tout en offrant des performances au moins aussi élevées que celles offertes auparavant.[BRK1] C'était du moins la règle non écrite qui prévalait jusqu'à l'arrivée des véhicules électriques de nouvelle génération.

Moins performants en valeur absolue (vitesse max, accélération...), les véhicules électriques de nouvelle génération restent très inférieurs à leur homologue à essence en terme d'autonomie. Mais est-ce une raison suffisante pour les bouder ? Si l'on accepte de changer de paradigme automobile, le doute est franchement permis.

Soyons clair
: le moteur thermique associé à son précieux allié qu'est le réservoir à carburant offre aujourd'hui des performances qu'il serait illusoire de vouloir surpasser avec l'électrique. Même avec des batteries 2 à 3 fois plus performantes que les batteries Li-ion actuelles, impossible de concurrencer la densité énergétique des carburants liquides quand bien même le rendement d'un moteur électrique est très supérieur à celui offert par les meilleures moteurs thermiques actuellement disponibles.

Pour l'emporter face aux véhicules à moteur thermique, le véhicule électrique va donc devoir mettre en avant d'autres atouts parmi lesquels : le silence de fonctionnement, l'agrément de conduite, sa sobriété, son efficacité énergétique et enfin, son impact environnemental global.

Pour rendre compétitif le véhicule électrique par rapport à la concurrence thermique, il va donc falloir accepter l'idée de taxer le gaspillage et la pollution à la hauteur de ce que cela mérite, en évitant de reporter sans cesse une partie de la note sur le dos des générations futures ! Un bon moyen pour développer en parallèle la production d'électricité à partir de sources renouvelables.

Un nouvel environnement fiscal dont plusieurs pays promoteurs de mobilité électrique n'ont pas encore pris la pleine mesure. C'est du moins ce que l'on peut penser lorsque l'on constate le démarrage très chaotique des véhicules électriques dans certains pays (…). En attendant, on peut quand même espérer que les pionniers de l'électrique continuent de faire des envieux autour d'eux en montrant les avantages nombreux des véhicules électriques face aux moteurs à pétrole.[BRK2]

blank
Date de publication :
14/03/2012

Et si on réduisait la consommation énergétique du tertiaire de 38% ?

Et si on réduisait la consommation énergétique du tertiaire de 38% ?Une étude élaborée par la Direction Régionale IDF de l'ADEME, en partenariat avec La Française Real Estate Managers, et qui se base sur un échantillon représentatif du parc tertiaire en Ile-de-France démontre que les défis liés à la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires à usage de bureaux sont en mesure d'être relevés.

Réalisée de mars 2010 à septembre 2011, l'étude porte sur la performance énergétique intrinsèque d'une centaine de bâtiments tertiaires à usage de bureaux, issus du patrimoine géré par La Française Real Estate Managers.

Une méthodologie pour savoir comment atteindre une amélioration de 38% des consommations énergétiques en 2020.

D'après une méthodologie proposée par le cabinet Sinteo, 9 typologies de bâtiments ont été dégagées :

L'étude montre que la consommation réelle d'un bâtiment (calculées à partir des factures) ne reflète pas sa performance. Il a donc été nécessaire de déterminer une grandeur spécifique permettant la comparaison des différents bâtiments : la performance énergétique intrinsèque.

Le périmètre de cette consommation intrinsèque n'intègre pas :

• Les consommations liées aux occupants (notamment l'informatique et les serveurs)
• Les consommations liées à l'exploitation énergétique (gestion inadaptée des postes chauffageventilation-climatisation).


Une meilleure connaissance de la performance énergétique du parc

L'étude permet de dégager plusieurs enseignements :

1- Les réglementations thermiques ont un impact réel sur la performance des bâtiments.

L'étude confirme que les réglementations thermiques qui se sont succédées depuis les années 70 sur l'isolation de l'enveloppe ou sur l'intégration d'équipements performants ont permis aux bâtiments d'améliorer leur performance énergétique. La RT 2012, qui impose aux bâtiments neufs de limiter leurs consommations énergétiques, devrait encore contribuer à l'amélioration du parc immobilier.

2- La consommation due à l'occupation et à l'exploitation du bâtiment reste stable depuis la première réglementation thermique.

Les cycles de rénovation des bâtiments impactent leurs consommations énergétiques, et conditionnent donc l'opportunité de rénover les bâtiments de façon plus ou moins approfondie. Trois niveaux d'intervention, du plus léger au plus lourd, se succèdent au cours de la vie du bâtiment : le rafraîchissement, la rénovation (concernant principalement les systèmes de production et de distribution d'énergie) et la restructuration (impliquant un travail sur l'enveloppe du bâtiment).

On constate aujourd'hui que :

• les bureaux des années 60-70 ont en majorité déjà fait l'objet de restructurations
• certains des bureaux des années 80 ont été rénovés, et d'autres pas
• les bureaux des années 90 ont été rafraîchis mais pas encore rénovés
• les bureaux des années 2000 ont été partiellement rafraîchis.


3- L'ambition de la rénovation est conditionnée par les choix faits lors de la construction.

La diminution des consommations de chauffage (30 à 40% des consommations énergétiques globales) dépend du choix initial du mode de production et de distribution du chauffage.

Et si on réduisait la consommation énergétique du tertiaire de 38% ?

4- Des opportunités de rénovation énergétique à portée de main

Les diagnostics réalisés sur les immeubles tertiaires audités ont révélé que l'impact financier de la mise en conformité n'est pas insurmontable. Cette première évaluation a permis de déterminer des coûts moyens de rénovation par typologie, et de cibler les meilleures opportunités de rénovation :

? Les actifs haussmanniens rénovés avant la mise en place de la réglementation thermique de 1988 présentent un fort gisement d'économies d'énergies. Ceux ayant été rénovés plus récemment ont un potentiel moins important.

? Les bureaux des années 60-70 n'ayant pas fait l'objet de restructuration constituent une priorité pour l'amélioration de la performance énergétique.

Ils doivent aujourd'hui faire l'objet de restructurations lourdes pouvant générer des gains équivalents à 50% de la consommation réelle. Parallèlement, le remplacement des équipements de chauffage ventilation climatisation et l'optimisation des systèmes de gestion de ces équipements permettraient une amélioration de leur performance énergétique.

? Les bureaux des années 80-90 non rénovés doivent faire l'objet de travaux de performance énergétique importants. Les travaux prioritaires consisteront à remplacer les équipements d'origine, vétustes et énergivores, ainsi que les systèmes obsolètes de gestion automatisée de l'énergie, et à améliorer l'isolation des bâtiments.

? Les bureaux des années 2000-2005 peuvent encore réduire leurs consommations d'énergie de 15 à 30%.

L'écart entre la consommation intrinsèque et la consommation réelle est de 40% pour les bâtiments construits dans les années 60-70 et de 50% pour les plus récents. Cela signifie que l'occupation et l'exploitation des actifs récents créent des surconsommations. Il est cependant possible d'en limiter les impacts par des investissements légers concentrés sur la gestion des équipements.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Fukushima : un an après, l'accident qui a changé le nucléaire

Fukushima : un an après l'accident qui a changé le nucléaireL'accident de Fukushima a modifié en profondeur le rapport au nucléaire, mais n'a pas précipité la fin de l'atome en France et dans le monde ; Si certains pays ont décidé d'abandonner le nucléaire, la majorité d'entre eux ont maintenu leur cap énergétique, malgré d'évidentes préoccupations de sûreté.

L'accident de Fukushima a commencé le 11 mars 2011, lorsqu'un tsunami de 15 mètres, précédé d'un séisme de magnitude 9, a submergé les digues de la centrale japonaise et ont noyé les générateurs électriques utilisés pour le refroidissement des combustibles nucléaires.

Si le contexte de cette catastrophe naturelle est fortement lié aux conditions sismiques exceptionnelles de la péninsule japonaise, l'accident de Fukushima a provoqué un débat mondial sur la poursuite de l'exploitation de l'énergie nucléaire.

Quelques semaines après l'accident, l'Allemagne a d'ailleurs décidé officiellement d'une sortie progressive du nucléaire à l'horizon 2025 et de l'arrêt immédiat des 7 réacteurs les plus anciens du pays.

En France, le débat a également été virulent, notamment lors de la primaire du parti socialiste où Martine Aubry, l'un des deux principaux candidats, proposait une sortie du nucléaire par le non-renouvellement du parc arrivant en fin de vie. Le candidat désigné, François Hollande, privilégiant pour sa part une réduction progressive de la part du nucléaire.

Toutefois, après des mois de débats, la désignation de François Hollande (qui prône notamment la poursuite du chantier EPR) et le faible score promis aux écologistes semble avoir restreint la portée du débat.

Un apaisement qui est également perceptible dans d'autres pays, ayant confirmé ces derniers mois leur choix nucléaire. C'est notamment le cas de la Grande-Bretagne, qui a décidé en fin d'année 2011, de relancer son programme nucléaire et de construire 10 nouveaux réacteurs nucléaires dans les 10 ans à venir.

Aux Etats-Unis, les autorités de sûreté nucléaire viennent également de donner leur accord à la construction et à la mise en service d'un nouveau réacteur de troisième génération, le premier depuis l'accident de Three Miles Island en 1979.

Les pays émergents enfin, ont été très peu influencés par la catastrophe japonaise. Si les projets nucléaires ont été mis en pause quelques mois suite à Fukushima, la Chine prévoit toujours de construire plus de 50 réacteurs nucléaires d'ici 2020. L'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud développent également des projets nucléaires.

blank
Date de publication :
14/03/2012

Politique énergétique : inquiétude chez les chefs d'entreprise

Politique énergétique : inquiétude chez les chefs d'entrepriseEn partenariat avec IFOP, la Fondation Concorde a mené une enquête auprès de 600 chefs d'entreprise où l'électricité y apparaît comme un élément essentiel pour la compétitivité de l'industrie et des PME et le pouvoir d'achat des Français.

La France dispose d'un avantage concurrentiel pour les entreprises avec un prix de l'électricité parmi les moins chers d'Europe : 8,01c? /kWh, inférieur à la moyenne européenne (11c?/kWh) et au prix supporté par les entreprises allemandes (12,26c?/kwh).

Le coût actuel de l’électricité est un avantage concurrentiel sous-estimé par les chefs d’entreprise : Si la moitié des dirigeants d’entreprise pense qu’il est moins élevé que chez nos voisins européens, près de 40% le jugent plus élevé et un dirigeant sur 10 peine à se prononcer.

Le prix de l’électricité préoccupe les dirigeants d’entreprise qui s’attendent à une augmentation de son coût. Une hausse importante des prix de l’électricité aurait des conséquences sur la santé des entreprises et l’économie françaises :

? Pour un dirigeant sur deux cela ferait baisser ses marges ; les secteurs du commerce et de l’industrie seraient les plus fragilisées.

? Une proportion équivalente répercuterait cette hausse sur le prix de vente, affaiblissant pouvoir d’achat des ménages et compétitivité.

? Dans l’industrie, près d’un dirigeant sur cinq estime que cela le conduirait à licencier et un sur dix à délocaliser.

Les dirigeants d’entreprise sont très majoritairement conscients de l’atout que représente le parc nucléaire français, notamment en termes de coût de l’électricité.

82% des dirigeants d’entreprise estiment que cela conduirait à augmenter les prix (jusqu’à 88% des dirigeants d’industrie) contre seulement 4% pronostiquant une baisse.

Politique énergétique : inquiétude chez les chefs d'entrepriseL’hostilité des dirigeants d’entreprise à la fermeture de réacteurs nucléaires et à une réduction de la part du nucléaire dans la production énergétique française est nettement majoritaire (60%) et souvent très ferme (32% n’y sont pas du tout favorables).

En particulier, on constate des résistances du secteur industriel ainsi que celles des interviewés ayant vu leur budget électricité « beaucoup » augmenter ces deux dernières années. De manière générale, 63% jugent que de telles fermetures auraient des conséquences négatives sur l’économie française (y compris parmi ceux s’étant déclarés favorables à ce projet).

Pour la moitié des dirigeants interrogés, cela entamerait la compétitivité des entreprises françaises et aurait un impact négatif sur l’emploi.

En revanche, l’adhésion à la fermeture de réacteurs (39%) s’explique très largement par les risques associés à la filière (accident, déchets etc.) ainsi que par des motifs d’ordre environnementaux. A noter que la production d’électricité provenant de centrales nucléaires n’émet pourtant pas de CO2, contrairement à celle provenant des centrales thermiques.

Comment faire diminuer la facture d’électricité ?


On l’a vu, la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité est identifiée comme une source d’augmentation des prix.

Au contraire, le développement de la concurrence sur le marché de l’électricité apparaît dans l’enquête comme LA solution la plus à même de faire baisser les prix, alors même que le marché est déjà ouvert à la concurrence ! Signe que les effets positifs de la concurrence ne se sont pas fait sentir !

Des marges de progression existent en matière d’économies d’énergie dans les entreprises. Toutefois, l’inquiétude des chefs d’entreprise s’explique d’autant mieux que, face à un budget électricité qu’ils considèrent massivement en hausse, ils ne sont, à tort ou à raison, que peu nombreux à identifier des marges de réduction de leur consommation et donc de leur facture.

En effet, seul un quart des dirigeants d’entreprise estime avoir la possibilité de réaliser des économies d’énergies ; un tiers considérant même que leur activité ne permet
« pas du tout » d’en réaliser. Aujourd’hui seules 13% des entreprises de plus de 10 salariés ont un projet précis visant à réduire leur consommation d’énergie.

Les projets consistent davantage à investir (en particulier dans des équipements qui consomment moins) qu’à modifier les comportements. Réaliser des économies dans ce domaine ne fait pas partie des priorités des chefs d’entreprises.

Ne s’agit-il pas d’un camouflet pour l’ADEME qui a précisément pour vocation de stimuler les économies d’énergie ?

Enfin, une certaine méconnaissance est à relever concernant les sources d’énergie de substitution à mettre en oeuvre dans la perspective d’une baisse de la production nucléaire. Deux tiers des dirigeants pensent que le solaire et l’éolien pourront compenser la fermeture de centrales. Or, ces énergies ont un caractère intermittent qui ne leur permet pas toujours de fournir de l’électricité au moment où l’on en a besoin. Ces sources d’électricité nécessitent la mise en place de centrales au fuel ou à gaz qui démarrent quand le vent ne souffle pas ou quand le soleil ne brille pas !

Politique énergétique : inquiétude chez les chefs d'entreprise

A noter également que le gaz, et les énergies fossiles en général, ne sont pas clairement identifiés comme source de production d’électricité par les chefs d’entreprise.

Cette surprenante ignorance sur les énergies de substitution milite pour une véritable campagne d’information tournée vers les chefs d’entreprise qui doivent aussi se persuader que les prix français de l’électricité sont particulièrement compétitifs.

Le choc de compétitivité nécessaire à notre économie et prôné par la Fondation Concorde sera plus difficile à mettre en oeuvre si le coût de notre énergie se dégradait au rythme des cours des combustibles fossiles.

Il serait fort dommageable qu’une minorité très réduite obtienne la fermeture prématurée de réacteurs jugés sûrs par l’Autorité de Sureté nucléaire et producteurs d’électricité bon marché.
La perspective de voir les énergies de substitution renchérir nos prix de manière considérable en quelques années aboutirait à l’équivalent d’un nouveau choc pétrolier inacceptable pour les entrepreneurs et ruineux pour notre économie.



Les 10 chiffres-clés de l’étude IFOP sur le coût de l’électricité

1. 82% des chefs d’entreprise anticipent une hausse du prix de l’électricité en 2012 [ 90% anticipent une hausse du fioul, hausse pourtant beaucoup plus forte et beaucoup plus visible médiatiquement. C’est donc un ressenti plus qu’une constatation évidente ]

2. 39% des chefs d’entreprise considèrent que le coût de l’électricité est un handicap de compétitivité pour l’enjeu du « produire français » (dont 80% de PME de ? de 250 salariés) VS 26% pour qui c’est un atout [ le coût de l’électricité est moins cher en France que dans beaucoup d’autres pays européen. A priori les chefs d’entreprise et particulièrement les patrons de PME, ne le ressentent pas. ]

3. L’électricité est le poste budgétaire le plus important pour les chefs d’entreprise, à 63% (vs 60% pour l’essence, 30% pour le gaz, 28%pour l’eau).

4. 72% des chefs d’entreprise considèrent que le prix de l’électricité a augmenté depuis 2 ans, la hausse des tarifs étant la raison principale, mais couplée aussi à la hausse de la consommation

5. 50% des chefs d’entreprise considèrent que la concurrence peut avoir une incidence sur la baisse du coût de l’électricité. Alors qu’elle existe déjà…

6. Pour faire face à la hausse du coût de l’électricité, 50% des chefs d’entreprise envisagent de mettre en place des plans d’économie d’énergie. Pour les 50% qui ne l’envisagent pas, c’est essentiellement pour des raisons de coûts (ils ne peuvent pas le faire)

7. 48% indiquent qu’une hausse du coût se répercuterait par une hausse des prix mais cette tendance n’est pas majoritaire chez les TPE/PME (- de 500 salariés) alors qu’elle l’est chez les grandes entreprises : 56% des chefs d’entreprise de + de 500 salariés envisagent d’augmenter parmi ceux qui ont indiqué que la hausse du prix de l’électricité aurait une répercussion sur leurs prix de vente.

8. 60% des chefs d’entreprise ne seraient pas favorables à une fermeture de quelques centrales (VS 15% oui tout à fait)

9. 63% des chefs d’entreprise considèrent qu’une baisse de la part du nucléaire aurait un impact négatif pour l’économie, dont 42% de ceux qui seraient favorables à une baisse du nucléaire

10. 82% des chefs d’entreprise considèrent qu’une baisse de la part du nucléaire entrainerait une hausse du prix de l’électricité

blank
Date de publication :
14/03/2012

LIM : un système de traction électrique pour les deux-roues urbains

LIM : un système de traction électrique pour les deux-roues urbainsPlusieurs modèles de véhicules décarbonés innovants sont aujourd'hui prêts pour une industrialisation et en ce sens, l'ADEME, a organisé vendredi 9 mars à Paris des tests grandeur nature de ces prototypes.

L'un des projets baptisé LIM est piloté par Box Design en partenariats avec SAFT Batteries, Peugeot Scooters et financé par le Fonds démonstrateur de recherche de l'ADEME à hauteur de 1,5 millions d'euros sur un budget total de 3 millions d'euros.[BRK1]

Un des leviers en notre possession pour freiner le changement climatique reste l'électrification des véhicules. Après les voitures et les vélos, c’est au tour du scooter 100 % électrique de tenter de s'imposer sur le marché. Le projet LIM (Lithium Ion Mobility), créé par Boxer Design, a consisté à développer un système complet de traction électrique modulaire, destiné aux deux-roues urbains.

Le système LIM a été intégré au nouveau scooter 100 % électrique Peugeot e-Vivacity. Mesurant moins de 2 mètres et pesant moins de 115 kg, son ergonomie a été conçue pour l'agrément de conduite et la sécurité. L'intégration de la chaîne de traction a permis selon le constructeur de préserver les espaces de rangement. Silencieux, il combine une chaîne de traction optimisée mécaniquement et électroniquement ainsi qu'un système de diagnostic intégré.

La recharge s'effectue grâce à un câble à spirales extensible logé sous la selle, qui se branche à une prise de courant classique 220 V ou à une borne urbaine électrique. Un plein d'énergie ne coûte que 0,4 ?/100 km ( en considérant que les tarifs électriques évoluent souvent ).

Les batteries, développées par SAFT, ont une durée de vie minimale de 10 ans et permettent de parcourir 40 000 km avec une autonomie de 60 km à une vitesse de 45 km/h, grâce à 2 modules Lithium-Ion de 1 kWh chacun (plus stables dans le temps et plus performants que les batteries de technologie NickelCadmium). Elles acceptent au moins 1000 cycles de charge/décharge profondes sans subir de dommage et sans effet mémoire.

Le scooter Peugeot e-Vivacity intégrant le système LIM devrait être commercialisé au printemps 2012, après 2 ans de développement du démonstrateur.[BRK2]

blank
Date de publication :
14/03/2012

TAXIS G7 a accueilli son 500ème taxi hybride (GreenCab)

TAXIS G7 a accueilli son 500ème taxi hybride (GreenCab)Créée en 2007, la flotte de taxis 'GreenCab' affiliés au central de réservation TAXIS G7 compte désormais 500 véhicules au service des clients du taxi parisien, ce qui en fait la plus grande flotte taxi de véhicules hybrides en Europe.

Lors de sa mise en place en octobre 2007, la flotte de véhicules hybrides TAXIS G7 comptait 28 véhicules. En février 2009, TAXIS G7 annonçait l'enregistrement de sa 200ème Toyota Prius et la constitution formelle de la flotte GreenCab sous une dénomination résolument « verte ».[BRK1] Elle compte aujourd'hui 500 taxis, réservables spécifiquement par le biais du central téléphonique, du site internet** et des applications smartphone de TAXIS G7.

Le service GreenCab a convaincu les chauffeurs comme les passagers :

? plus de 75% des chauffeurs GreenCab déclarent avoir l’intention de racheter un véhicule « propre » lors du prochain renouvellement de leur taxi,

? 99% des passagers ont un jugement positif sur la qualité du véhicule et plus de 80% d’entre eux se déclarent sensibles à la proposition de taxis « éco-responsables ».

La mise en place d’incitations financières (jusqu’à 10 000 euros d’aides à l’achat) a été un levier stratégique qui a permis à de nombreux chauffeurs de faire l’acquisition d’un véhicule hybride.

"Notre position de leader nous donne des responsabilités en matière de développement de la qualité, et en matière de responsabilité sociétale. Nous investissons donc en permanence dans l’amélioration de notre service, en phase avec les évolutions techniques et les attentes du public. Pour nous, depuis 2007, le développement de services plus écologiques est donc une évidence autant qu’une exigence" a tenu à expliquer Serge Metz, PDG de TAXIS G7.

A noter que le tarif des taxis GreenCab reste identique à celui des taxis classiques.

[ photo : exemple de GreenCab de TAXIS G7 - (c) TAXIS G7 ]

** Site internet : www.taxisg7.fr
[BRK2]

blank
Date de publication :
14/03/2012

Data Center : Iliad pousse le rendement de son infrastructure à 98%

Data Center: Iliad pousse le rendement de son infrastructure à 98%Sans compromettre la qualité de ses centres de données informatiques, Iliad Datacenter a annoncé avoir pu obtenir un rendement inégalé grâce à l'utilisation depuis plusieurs mois de nouveaux onduleurs sur son site DC2, basé à Vitry.

La filiale du groupe Iliad, spécialisée dans la conception, la construction et l'exploitation de datacenters, va également exploiter dès cet été le même type d'onduleur - modèles Eaton 9395 - actuellement en phase de déploiement dans son nouveau campus DC3, de 11.800 m².[BRK1]

Iliad exploite plusieurs Data Centers en Région Parisienne, tous conçus en interne par son propre bureau d'étude, destinés aux grands comptes et professionnels de l'Internet. DC2 à Vitry, sur plus de 5.000 m², a été entièrement modernisé et bénéficie d'une nouvelle architecture en 2 N+1. Quant au campus DC3, composé de 22 datacenters privatifs de 250m2 totalisant une surface de 11.800 m², il sera inauguré cet été avec une architecture innovante de type Tier IV.

Iliad Datacenter a lancé un appel d'offre auprès de la plupart des équipementiers.

"Au final, nous avons choisi la solution Eaton 9395 pour ses nombreuses qualités, sa capacité de résilience et sa fabrication Européenne (Finlande). Nous avons mis en service 29 onduleurs Eaton 9395 de 550 kVA composés de deux modules de 275 kVA chacun. Ces onduleurs nous servent à sécuriser l'infrastructure de nos clients" explique Nicolas Fontés, Directeur Commercial chez Iliad Datacenter. "Dans un Data Center, 70% de nos coûts d'exploitation sont des coûts d'électricité dont les tarifs augmentent en moyenne de 7% par an. Nous avons souhaité optimiser le rendement pour aller jusqu'à 97,9% sur les chaînes. L'adoption par défaut du mode ESS (Energy Saver System) de l'Eaton 9395 sur l'ensemble de nos chaînes, est une première en France."

Pour obtenir un rendement "remarquable", l'onduleur Eaton 9395 met en ?uvre une autre technologie de pointe, appelée VMMS (Variable Module Management System), qui tire parti de sa structure modulaire. VMMS décide, en fonction du niveau de charge instantané, du nombre de modules onduleurs à activer et de ceux à mettre en veille. Les modules actifs sont donc toujours utilisés à un niveau de charge élevé. Lorsque la charge augmente, le système introduit immédiatement ? en moins de 2ms ? des modules supplémentaires.

Pour atteindre les 98% sans rogner sur la qualité, Iliad Datacenter a installé des capteurs qui lui fournissent des informations et des alertes. Pour conserver un très haut niveau de résilience et optimiser la qualité, il faut que tout soit variable dans le DC : "Cette modularité peut être atteinte grâce justement à la spécificité de l'Eaton 9395."

"Dans le Data Center DC2, ces onduleurs sont déjà en exploitation. Lors de nos tests avant la mise en production, nous avons poussé les équipements au-delà de leurs limites de fonctionnement. Et nous avons été agréablement surpris, car les résultats ont largement dépassé nos attentes !" analyse Nicolas Fontés.

Iliad Datacenter a adopté la Technologie Eaton Hot Sync de mise en parallèle des onduleurs.

Hot Sync assure, non seulement, un partage de charge très précis, mais permet aussi de repérer en temps réel un onduleur en défaut. En fait, chaque module vérifie lui-même son bon fonctionnement. En cas de panne, il est instantanément déconnecté et le surcroît de charge est compensé par les autres onduleurs. Eaton a déposé ce brevet depuis 15 ans déjà. Cette technologie, applicable sur les onduleurs Eaton de 8 kVA à 1,1 MVA unitaire, permet de réaliser des configurations jusqu'à 6 MVA avec bypass centralisé.

"L'équipe Projets d'Eaton, constituée d'experts techniques, s'est intégrée dans le planning que nous avions défini. Elle a bien orchestré les étapes de livraison, de déploiement et de mise en route des équipements dans le délai imparti. De plus, elle a effectué, sur le site de Vitry, une analyse fonctionnelle pour déterminer le périmètre de fonctionnement du système" estime Nicolas Fontes. "Nous sommes passés d'une solution traditionnelle avec un rendement de 92% à un rendement de 98%. Lorsque l'on sait que nous avons une charge de 22 MVA, c'est réellement significatif !"

"Encore une fois, Eaton nous a proposé un produit dépassant nos objectifs de rendement et de résilience. En outre, nos ingénieurs ont pu réaliser de nombreux tests sur site, en particulier avec des tests de court-circuit et de surcharge qui ont été au-delà de nos espérances. Il est vrai qu'Eaton est historiquement un équipementier automobile et aéronautique, où les principes de sécurité et de traçabilité sont poussés à l'extrême. De plus, Eaton a su adapter, à notre demande, certains éléments techniques de son onduleur, afin d'améliorer la solution. Les équipes techniques d'Eaton ont le même ADN que nous en matière d'innovation !" conclut Nicolas Fontés.[BRK2]

blank
Date de publication :
14/03/2012

www.savon-marseille.com
www.boutique-cassiopeia.com
www.produitsnature.com
 
 
Copyright © 2007 www.boutique-cassiopeia.com